Blood Story 2012

Le compte à rebours a commencé...

31 mai 2008

J- 82... Basic Instinct

30138158Je ne suis rien qu’une faible femme.

Et c’est vrai, je le reconnais… Peut-être que ma tenue était un peu trop moulante ce jour-là. Peut-être.
Peut-être que je n’aurais pas dû traîner seule dans un endroit douteux à une heure aussi tardive. Peut-être.
Mais je m’étais perdue, j’étais fatiguée et j’avais besoin de repos. Que voulez-vous… je ne suis rien qu’une faible femme.

Parfois la vie est vraiment trop injuste.
Ils étaient trois, et moi j’étais seule.
Voilà ce que c’est : On a la tête pleine de rêves, d’espoirs et de projets. On pense être invincible jusqu’à ce que trois types mal rasés arrivent et que tout soit réduit à néant. J’ai tout essayé pour me débarrasser d’eux, en vain. On ne peut pas faire entendre raison à ces gens-là.
Vous savez, quoi… une fois qu’ils sont partis dans leur délire…

Le pire, c'étaient les autres. Ceux qui passaient, au loin. Qui passaient comme des automates. Faisant mine de ne rien voir, de ne rien entendre. Il ne s’en est pas trouvé un seul pour s’arrêter et crier à l’aide.

Lorsqu’ils m’ont jetée à terre je n'ai même pas essayé de m'enfuir.
J’ai tout juste eu le temps de penser : Je meurs. Lorsque soudain j'ai vu une chose par terre. Une chose longue et lourde. je l'ai saisie sans hésiter, et, avec les dernières forces qu'il me restait, je leur ai tous explosé la tronche, à ces immondes bâtards. Et je n'ai pas eu un soupçon de remord en dépouillant leurs cadavres avant de prendre la fuite. Après tout, ils l'avaient bien cherché.

Pourtant parfois la vie est vraiment trop injuste…
On se croit maligne, et finalement on n'est rien d'autre qu'une stupide et faible femme.
Parce que j'étais arrivée jusqu’au niveau 10, voyez-vous. J'étais arrivée jusqu'au niveau 10 lorsque le pc a buggué. Et je n’avais même pas sauvegardé la partie.

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27 mai 2008

J-86... Blood Story : Vivez votre plus belle histoire de mort!

292772_DBSVMLNBVN7N2OOUP3J4LPALKXDBSG_cendrillon_4_H092019_LA la base, le principe de Loft Story était de permettre aux participants de trouver l'âme soeur (d'où le jeu de mots sur Loft et Love Story)... On se rappelle d'ailleurs tous la belle et tragique histoire d'amour née à l'intérieur de la piscine du loft, comparée à laquelle l'idylle de Roméo et Juliette n'est rien de plus qu'un vulgaire scénario des "feux de l'amour" (et encore, écrit avec les pieds).
Shakespeare peut aller se rhabiller.
On voit bien, à lire ses pièces, qu'il n'avait pas la télé ce pauvre type.

J'ai, moi aussi, voulu faire un jeu de mots avec la phrase-accroche de Blood Story (Car moi aussi - parfois - j'ai de l'humour): Ainsi, "Vivez votre plus belle histoire d'amour!", devenait: "Vivez votre plus belle histoire de mort!"
Mais mon éditeur ne s'est pas montré vraiment enthousiaste:
- On ne peut pas mettre ce genre de phrase sur la couverture, m'a-t-il dit. Elle risque de faire peur aux gens.
- Elle ne me fait pas peur, à moi!
- Oui mais toi, tu n'es pas une référence. Tout le monde ne peut pas avoir l'esprit tordu. (une pause, puis:) Heureusement, d'ailleurs.
- Ah bon...

Du coup, j'ai élaboré quelques mignonnes petites phrases-accroche trop chou avec l'aide de mes frères qui ne sont pas aussi tordus que moi mais qui y travaillent beaucoup. Il y a eu, dans le tas:

- Gagnes ou Meurs (au moins c'est direct)
- Entre. Joue. Meurs (pour les Nolife)
- Et si vous mourriez pour de vrai? (optimiste)
- Bientôt sur vos écrans (visionnaire)
- Jusqu'où iriez-vous pour devenir célèbre? (introspectif)

Mon éditeur a opté pour la dernière proposition, la jugeant "moins pire" que les autres.
Je me suis fait une raison. Au bout de plusieurs mois, j'ai presque réussi à l'aimer. Je l'ai même mise en titre du blog!
Et au final, voici le résultat:

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Il faut croire que finalement les lecteurs ne sont pas si peureux que ça...

Et vous? Qu'en pensez-vous ??

Posté par Suok chan à 21:17 - Ma vie de psychopathe - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 mai 2008

J-91... The others



sdenwxinkhMon meilleur ami adore les bonbons. Je lui en apporte souvent quand je viens le voir.

Et voyez-vous, je me fiche totalement que cela puisse choquer les gens. Il adore les bonbons, alors je lui en apporte. Point.

D'ailleurs, je me fiche également de cette expression étrange qu'ils prennent lorsqu’ils me voient parler avec lui. C’est vrai que nous n’avons rien en commun, et alors ? Est-ce qu’il faut forcément se ressembler pour être bien ensemble ?

J’ai le droit de parler avec qui je veux, non ? Ce que les gens peuvent être sectaires, parfois, je vous jure…

En général, on passe notre temps à discuter. Parfois on se fait un pique-nique, lorsqu'il fait beau. Pas de quoi fouetter un chat, vous voyez bien.

Ce qui ne les empêche pas de nous jeter des regards outrés. J’ai même entendu quelqu’un s’exclamer « C’est scandaleux ! » une ou deux fois. Pourtant, on ne fait rien de mal :  Ce n’est pas de sa faute, à mon ami, s’il est dans cet état.

C’est vrai qu’il n’a pas toujours été comme ça. Depuis quelque temps il n’est plus que l’ombre de lui-même. Avant il soulevait 120 kilos tous les soirs dans la petite salle de sport qu’il avait aménagée dans sa cave, et, lorsqu’il riait, sa voix était aussi puissante qu’un grondement de tonnerre.

Il ne rit plus, mon ami.

Mais est-ce une raison suffisante pour que j’arrête de venir le voir ?

Je ris pour deux, c’est tout. Ainsi tout est comme avant, ou presque.

Ça choque les autres de me voir aussi gaie. C’est qu’ils ne comprennent pas.

Ils ne comprennent pas que je ris pour deux.

Ce jour là j’étais venue lui annoncer la bonne nouvelle. Et c’est ce jour là que, pour la première fois, il m’a vue pleurer.

- Mon roman va être publié ! Le premier éditeur à qui je l’ai envoyé a accepté le livre tout de suite, tu te rends compte ?

En temps normal il m’aurait soulevée de joie dans les airs. Avec mes 42 kilos, il m’aurait arrachée du sol aussi facilement que l’on soulève une plume… mais il est resté impassible, et j’ai senti une énorme vague de tristesse s’emparer de tout mon être. Tout à coup, les larmes se sont mises à couler d’elles mêmes sur mon visage. Elles se sont mises à couler tranquillement, comme un fleuve en crue dont les eaux débordent après un orage. Je n’ai pas cherché à les arrêter.

- C’est à toi que je vais le dédier, ai-je ajouté calmement, surprise de constater que ma voix était presque joyeuse.

Il n’a rien répondu mais cela n’avait aucune importance.

J’ai souri en regardant le jour décliner lentement à travers les arbres.

- Il faut que je parte, maintenant. Mais je reviendrai. La prochaine fois j'apporte de la musique.

J’ai ramassé les restes du pique-nique, fourré une fraise tagada dans ma bouche, puis, le cœur léger, à peine consciente du regard choqué que m’a lancé le vieil homme qui passait près de moi, je suis sortie.

Oui, c’est avec le cœur léger que je suis sortie du cimetière.

Posté par Suok chan à 21:55 - Ma vie de psychopathe - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 mai 2008

J-100 Le compte à rebours commence... Death Note

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Je suis une psychopathe. Une tueuse en série.

Dans cent jours exactement, des gens vont mourir, et ce sera de ma faute. Et je ne le regrette même pas. Je n’ai aucune compassion pour eux.

D’un seul mouvement du poignet, je peux éliminer n’importe qui. Il me suffit d’avoir un stylo, et, bien sur, mon Death Note. Je ne frappe pas au hasard. Je choisis soigneusement mes proies. Je les observe bouger, rire, vivre… jusqu’à connaître le moindre de leurs mouvements, le moindre élan de leur âme. Jusqu’à les aimer à la folie. Ou jusqu’à les haïr, ce qui, finalement, revient au même.

Et puis je les tue.

Dans cent jours exactement, des gens commenceront à mourir sous vos yeux. Mais je ne serai jamais punie. Personne ne me jugera pour ces crimes. Personne ne me condamnera. Pire : Je serai libre de continuer à sévir en toute impunité. Je pourrai continuer au grand jour ce que j’ai toujours fait dans le plus grand secret, dans le plus grand silence. Je pourrai continuer à faire souffrir mes proies. Coupables ou innocent, je sais comment torturer chacun d’entre eux. Je connais leurs points faibles. Et je frappe toujours là ou ça fait le plus mal. Immanquablement.

Vous les verrez mourir. Vous les suivrez dans leur agonie. Qui sait, peut-être certains survivront-ils ? Après tout, je ne suis pas un monstre…

Je suis un écrivain.

Posté par Suok chan à 02:15 - Ma vie de psychopathe - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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